Préservation de la ressource

L’arrêté de préservation de la ressource

Le cadre général

L’arrêté cadre du 29 juin 2015, prévoit la préservation de la ressource en eau de la Côte d’Or. Le bassin versant de la Vouge est concerné par 3 sous bassins (6, 6bis et 6ter) :

  • Le sous bassin de la Vouge (n°6) comprenant notamment la Vouge, la Bornue, la Raie du Pont, la Noire Potte, la Varaude et ses affluents ;
  • Le sous bassin de la Biètre (n°6 bis) comprenant notamment la Biètre, l’Oucherotte et la Viranne ;
  • La Cent Fonts naturelle et partie canalisée et la nappe de Dijon Sud (n°6 ter).

Les communes du bassin sont réparties sur les 3 sous bassins.

  • Le sous bassin de la Vouge (n°6) : 39 communes ;
  • Le sous bassin de la Biètre (n°6 bis) : 10 communes ;
  • La nappe de Dijon Sud, la Cent Fonts naturelle et partie canalisée (n°6 ter) : 11 communes.

Le territoire des communes dépassant les limites hydrologiques ; celles-ci peuvent être concernées par un ou deux sous bassins.

Les restrictions et/ou les interdictions d’usage de l’eau pour l’irrigation agricole, le remplissage des étangs, les prélèvements industriels et les usages domestiques (l’arrosage des pelouses, des terrains de sports, des espaces verts, le lavage des voitures, le remplissage des piscines, …), sont définies en fonction de :

  • L’atteinte d’un des trois seuils (alerte, alerte renforcée ou crise) du sous bassin concerné (6, 6 bis et 6 ter), à partir des données hydrologiques de la Vouge à Aubigny-en-Plaine, la Biètre à Brazey-en-Plaine et de la Cent Fonts à Saulon-la-Rue ;
  • La situation de l’ensemble du département.

   Les limitations et les interdictions en 2019 (MAJ le 30 août 2019)

Des limitations et des interdictions d’usages de l’eau ont été instituées depuis le 1er juillet. Elles ont déjà été renforcées à quatre reprises. Les dernières datent du  2 août 2019 et sont toujours en cours.

Sans mise en œuvre de ces dispositions par l’ensemble de la population, la situation sera de plus en plus tendue dans les semaines à venir. Le civisme devrait être de mise dans ces temps de sécheresse et de canicules extrêmement marquées.


La situation sur l’ensemble du territoire français est globalement le même que sur le département de Côte d’Or.

Pour plus d’informations, le site Propluvia vous informe sur les différents arrêtés en cours.

La climatologie (MAJ le 3 septembre 2019)

Les températures

A l’instar de l’été 2018, les températures maximales 2019 sont très largement supérieures à la normale.

Du 1er juin au 31 août 2019 (soit 92 jours), il a été dénombré :

  • 49  jours où la température maximale a été supérieure à 3°C par rapport à la normale (dont 33 jours à +5°C);
  • Une température maximale moyenne de 28.25°C, supérieure de 4.22 °C par rapport à la normale.

Quatre records ont été battus cet été :

  • La température quotidienne maximale la plus élevée pour le mois de juin, le 27 juin à 37.3°C ;
  • La température quotidienne minimale la plus élevée pour le mois de juin, le 28 juin à 21.1°C ;
  • La température quotidienne maximale la plus élevée pour le mois de juillet, le 24 juillet à 39.5°C ;
  • La température quotidienne minimale la plus élevée pour le mois de juillet, le 26 juillet à 23.8°C.

La pluviométrie 

Les raisons des arrêtés de limitation d’usage (ou au contraire leur absence), s’expliquent en grande partie par la pluviométrie. Pour cela, le suivi mensuel de la station de Dijon-Longvic, permet de mieux appréhender ces décisions.

Depuis le début d’année (janvier-août) le déficit pluviométrique est de près de 33% (-160 mm) par rapport à une année moyenne. Il s’ajoute au déficit de 100 mm relevé entre juillet et décembre 2018.


La nappe de Dijon Sud (MAJ le 9 septembre 2019)

La recharge des nappes durant l’hiver 2017-2018 a été de très bonne qualité, comme le monte le relevé piézométrique de la nappe de Dijon Sud (+2.69 m – atteinte des hautes eaux le 10 juin 2018) sur le piézomètre de référence de Chenôve (source BRGM) au titre du SDAGE RM. Il est à noter que depuis les premiers relevés en 1979, il s’agit pour la nappe de Dijon Sud de la troisième meilleure recharge hivernale, après 1982-1983 (+3.12m) et 1993-1994 (+2.92 m).

A l’inverse, depuis cette date la vidange est toujours en cours le 9 septembre 2019 (soit 456 jours). Elle se monte désormais à 2.41 m sur le piézomètre de référence à Chenôve. La baisse est le double de la normale (la moyenne s’élève à 1.21 m) et beaucoup plus rapide que 2017. La situation est extrêmement préoccupante.

Si nous comparons la situation avec 2017, la vidange de la nappe est plus forte en 2019 (2.41 contre 2.32 m) et sur une durée inférieure de 60 jours.

A la même date (9 septembre), seules les années de très forts pompages (1990 à 1993 et 1996) sont en dessous de la côte de 2019.

L’arrêté sécheresse en Côte d’Or


 

Les différents seuils de l’arrêté sécheresse